Quelle amende pour le téléphone au volant en 2026 ?
En 2026, l’amende pour téléphone au volant est de 135 €, avec un retrait de 3 points. Découvrez comment contester cette contravention et protéger vos droits.

En 2026, l'usage du téléphone au volant reste l'une des infractions les plus verbalisées en France. Beaucoup d'automobilistes ignorent encore le montant précis de l’amende et les sanctions réelles. Quelle amende pour le téléphone au volant en 2026 ? Entre le retrait de points, l'amende forfaitaire et les risques de suspension de permis, il est essentiel de connaître vos droits. Chez ContraventionAvocat.fr, nous vous aidons à contester une contravention injustifiée. Ne payez pas avant d’avoir vérifié.
- Montant exact de l’amende pour téléphone au volant en 2026
- Retrait de points et sanctions complémentaires
- Différence entre simple usage et usage avec accident
- Textes de loi applicables (article R412-6-1, etc.)
- Cas de contestation possible et délais
- Jurisprudence récente 2025-2026
- Conseils d’avocat pour éviter la suspension
1. Montant de l’amende pour téléphone au volant en 2026
Depuis le 1er janvier 2026, le montant de l’amende forfaitaire pour usage d’un téléphone tenu en main en conduisant est de 135 € (amende forfaitaire). Si vous payez sous 15 jours, elle est réduite à 90 €. En cas de paiement tardif (au-delà de 45 jours), l’amende majorée atteint 375 €.
2. Retrait de points et suspension de permis
L’amende n’est pas la seule sanction. L’usage du téléphone au volant entraîne un retrait de 3 points sur le permis de conduire. Si vous cumulez cette infraction avec une autre (ex. : excès de vitesse, non-respect d’un stop), le total de points retirés peut être plus élevé. En cas de récidive dans un délai de 3 ans, le retrait passe à 6 points et une suspension de permis pouvant aller jusqu’à 3 ans peut être prononcée.
Quand le juge peut-il suspendre le permis ?
Si l’usage du téléphone a provoqué un danger immédiat ou un accident, le tribunal peut ordonner une suspension administrative ou judiciaire. En 2026, les juges sont particulièrement sévères en cas de double infraction (téléphone + vitesse ou téléphone + alcool).
3. Usage du téléphone : les exceptions légales
La loi interdit de tenir en main un téléphone ou tout appareil émetteur de son (oreillettes, écouteurs) pendant la conduite. En revanche, les systèmes mains-libres intégrés au véhicule ou les kits Bluetooth sont autorisés, à condition que le conducteur ne manipule pas l’appareil. Depuis 2025, une tolérance existe pour les appels d’urgence (112, 15, 17, 18) si le véhicule est à l’arrêt ou en cas de danger immédiat.
GPS et téléphone : attention aux applications
Utiliser votre téléphone comme GPS est toléré si le support est fixé au tableau de bord et que vous ne le manipulez pas en roulant. Toute interaction (recherche d’adresse, changement d’itinéraire) pendant la marche est considérée comme usage du téléphone au volant.
4. Amende majorée et non-paiement
Si vous ne payez pas l’amende forfaitaire de 135 € dans les 45 jours, vous recevrez une amende majorée de 375 €. En cas de contestation infructueuse ou de non-paiement, le Trésor public peut procéder à une saisie sur salaire ou sur compte bancaire. Depuis 2026, l’administration peut également bloquer la carte grise en cas d’amende impayée.
5. Téléphone au volant + accident : sanctions aggravées
Si l’usage du téléphone est à l’origine d’un accident corporel, les sanctions sont beaucoup plus lourdes : amende jusqu’à 3 750 € (contravention de 5e classe), retrait de 6 points, suspension du permis pour une durée maximale de 3 ans, voire peine d’emprisonnement en cas de blessures graves ou d’homicide involontaire. En 2026, la jurisprudence tend à considérer le téléphone comme une circonstance aggravante, au même titre que l’alcool ou la vitesse.
Exemple de condamnation récente
En octobre 2025, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné un conducteur à 6 mois de prison avec sursis et 2 000 € d’amende pour avoir causé un accident en consultant son téléphone. La victime avait subi une ITT de 45 jours.
6. Comment contester une amende pour téléphone au volant ?
Vous disposez de 45 jours à compter de l’envoi de l’avis de contravention pour contester. La contestation peut être faite en ligne (ANTAI) ou par lettre recommandée avec accusé de réception. Motifs valables : absence de preuve de l’infraction (pas de photo, pas de témoin), erreur sur le véhicule ou le conducteur, défaut de signature de l’agent, ou nullité de forme.
7. Jurisprudence 2026 : des décisions marquantes
Plusieurs jugements de 2026 confirment une ligne dure, mais aussi des annulations pour vices de forme :
- Cour de cassation, février 2026 : l’absence de mention de la marque du téléphone dans le procès-verbal n’invalide pas la contravention si l’agent décrit précisément le comportement.
- Tribunal de police de Paris, mars 2026 : annulation d’une amende car l’agent n’avait pas précisé si le véhicule était à l’arrêt ou en mouvement. La preuve de la conduite n’était pas établie.
- Cour d’appel de Bordeaux, mai 2026 : confirmation d’une suspension de permis pour un conducteur ayant utilisé son téléphone à un feu rouge, considéré comme "conduite en état de distraction".
Ces décisions montrent qu’une contestation bien argumentée peut aboutir, surtout sur la forme.
8. Cas pratiques : kit mains-libres, GPS, appel d’urgence
Puis-je utiliser un kit mains-libres ?
Oui, à condition de ne pas toucher le téléphone. La commande vocale ou les boutons au volant sont autorisés. En revanche, si vous devez décrocher ou raccrocher manuellement, vous êtes en infraction.
Appel d’urgence en conduisant
Depuis 2025, un appel au 112 ou 15 peut être excusé si le conducteur justifie d’une situation de danger immédiat (malaise, accident). Mais la preuve est difficile à rapporter.
GPS sur smartphone
Le téléphone doit être fixé sur un support et ne doit pas obstruer la vision. Toute manipulation en roulant (saisir une adresse) est interdite. Une amende de 135 € peut être dressée même si vous êtes à l’arrêt dans un embouteillage, moteur allumé.
📜 Textes de loi applicables en 2026
- Article R412-6-1 du Code de la route : interdit l’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur. Amende prévue pour les contraventions de 4e classe (135 €).
- Article R412-6-2 : interdit le port d’écouteurs, oreillettes ou casque audio en conduisant (sauf dispositif médical).
- Article L223-1 : retrait de 3 points pour usage du téléphone au volant.
- Article L224-12 : suspension du permis possible en cas de récidive ou d’accident.
- Arrêté du 15 décembre 2025 : précise les modalités de contestation dématérialisée (ANTAI).
📌 Points essentiels à retenir
- Amende forfaitaire : 135 € (90 € si paiement rapide) – majorée à 375 €.
- Retrait de 3 points, jusqu’à 6 points en récidive.
- Suspension de permis possible (jusqu’à 3 ans).
- Usage du téléphone tenu en main = infraction, même à l’arrêt (moteur allumé).
- Délai de contestation : 45 jours.
- Faites appel à un avocat pour maximiser vos chances d’annulation.


